Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Le fondement de la vie conjugale repose sur la quiétude, la bienveillance et l'affection, parallèlement aux droits et devoirs établis par la législation islamique (la Charia) afin de préserver la stabilité du foyer et de garantir la justice. Nous recommandons donc que la vie de couple soit bâtie sur le dialogue et la compréhension mutuelle, dans le respect réciproque entre les deux époux.
Par ailleurs, la femme jouit d’une pleine autonomie financière. Le mari n'a donc aucun droit de prélever quoi que ce soit de ses biens, si ce n'est de son plein gré et avec son accord sincère. C'est ce qu'exige la justice ; quant à s'en emparer sans son consentement, cela relève de l'injustice pure. Il n'est donc pas licite pour votre époux de prendre quoi que ce soit de vos biens sans votre accord, y compris le prix de la voiture que vous avez mentionné lui avoir achetée. Ainsi, s’il vous arrive de la vendre, il ne lui appartient pas d’en réclamer le montant, car cela ne serait pas équitable.
De plus, l’entretien financier (an-nafaqa) de l’épouse et des enfants incombe obligatoirement au mari, selon ses moyens et capacités, conformément à la parole du Très-Haut :
« Que celui qui est aisé dépense de sa fortune. » (Coran 65/7).
L'épouse n'est nullement tenue de participer à ces dépenses, sauf si elle choisit de le faire de son propre chef, à titre d’entraide et de bienfaisance, et non par obligation.
Si le mari souhaite acquérir une autre voiture, cela lui est permis, mais il n'a pas le droit de contraindre son épouse à lui verser son argent, ni même une partie, à moins qu'elle ne le fasse de bon cœur.
Enfin, nous insistons sur l’importance d'un dialogue serein et de l'organisation des affaires du couple par consentement mutuel. Prenez garde à ne pas ouvrir de brèche à Satan pour semer la rancœur, ce qui mènerait ensuite au divorce et à la séparation, entraînant la dislocation de la famille et la perdition des enfants, avec pour conséquence des regrets au moment où ils ne serviront plus à rien.
Et Allah sait mieux.