Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Si l’achat et l’acquisition de cette société sont permis, il est également permis de travailler à l’évaluation de cette opération. Si son achat n’est pas permis, il n’est pas permis non plus d’évaluer l’opération en tant que consultant, car ce travail contribue directement à sa réalisation et suit donc le même jugement qu’elle.
L’achat d’une société est permis si son activité est licite en elle-même et si elle ne repose pas sur l’usure ou d’autres transactions illicites. Le fait qu’elle ait des dettes à intérêts n’empêche pas son acquisition lorsque ces dettes sont peu importantes et ne constituent pas l’objet visé par l’achat. En effet, ce qui n’est pas permis à titre indépendant peut être admis à titre accessoire ; ce qui est toléré comme élément secondaire ne l’est pas nécessairement lorsqu’il est recherché pour lui-même.
As-Suyûtî dit dans Al-Ashbâh wa an-Nazâ’ir : « On tolère pour les éléments accessoires ce que l’on ne tolère pas pour les autres. Une règle voisine veut que l’on tolère ce qui est inclus à titre secondaire dans une chose, alors qu’on ne le tolère pas si on le recherche pour lui-même. On pourrait également dire que l’on tolère pour les éléments secondaires ce que l’on ne tolère pas pour les éléments principaux. » Fin de citation.
Il dit également : « Quatrième règle : l’élément accessoire suit l’élément principal. Cette formule englobe plusieurs règles, dont la première est que l’élément accessoire ne fait pas l’objet d’un jugement distinct. » Fin de citation.
On lit dans Sharh al-Qawâ‘id al-Fiqhiyya d’Az-Zarqâ : « L’élément accessoire ne fait pas l’objet d’un jugement distinct, à moins qu’il ne devienne lui-même l’objet recherché. » Fin de citation.
Par conséquent, si l’activité de la société est licite en elle-même et que ses dettes à intérêts ne sont pas l’objet visé par l’acquisition, il n’y a pas de mal à travailler à l’évaluation de cette opération.
Et Allah sait mieux.