Mourabaha et Riba

3-10-2007 | IslamWeb

Question:

Quelle est la définition de "Moubayaâ'" procédé de transactions utilisé par certaines banques ?
Quelle différence y'a-t-il entre la modalité de ce procédé et le "Riba"?

Réponse:

Louange à Allah. Paix et salut sur Son Prophète.

Cher frère,

Nous n’avons pas compris ce que vous voulez dire par Moubayaâ, mais la définition que vous avez donnée à ce terme laisse à supposer que votre question porte sur la Mourabaha.

Si tel est le cas sachez que les Fouqahas, jurisconsultes, ont défini cette dernière comme étant un contrat de vente au prix de revient majoré d’une marge bénéficiaire connue et convenue entre l’acheteur et le vendeur quelque soit le mode de paiement (versement direct ou différé).

Quant au Riba, le terme arabe "Arbaa" est tiré du verbe "Rabaa" qui signifie "accroître", "augmenter". Dans la jurisprudence islamique le Riba implique toute forme de transaction renfermant un accroissement sans service ou travail rendu : un accroissement du capital par lui-même et sur lui-même. Il est formellement interdit de l’appliquer et de le poser comme condition dans un acte de vente. Tout contrat de vente renfermant une condition usuraire est invalide aux yeux de la Charia.

Une Fetwa comme celle-ci ne peut pas contenir tous les détails concernant le Riba et la Mourabaha. Nous allons nous contenter de vous donner deux exemples :

Exemple de la Mourabaha: Monsieur X achète une voiture à 100000, puis la revend à 110000 payable par traites. Cette augmentation sur le prix d’achat est un bénéfice licite car la valeur de la voiture varie d’une personne à l’autre et d’un pays à l’autre.

Exemple du Riba : Monsieur X fait un prêt de 100000 et rembourse à son créancier 110000.

Si par le terme Moubayaâ vous voulez dire autre chose, nous vous prions de nous le préciser pour que nous puissions vous répondre.

Et Allah sait mieux.

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