Assalâm ‘alaykoum,Je suis une sœur en France, seule, malade et sans travail, avec 965 € d’invalidité. Mon fils handicapé est en internat et je n’ai aucune aide. Pendant ma grossesse, l’hôpital m’a poussée à avorter, mais j’ai refusé. Le père a caché sa maladie et n’a jamais reconnu l’enfant. Ai-je agi correctement ? Quel est le statut du père devant Allah ?Comment garder patience et obtenir la récompense ?
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Tu as bien agi en t’abstenant de procéder à l’avortement du fœtus, en particulier lorsque l’âme a déjà été insufflée en lui. Il est en effet mentionné dans la résolution du Conseil de jurisprudence islamique (relevant de la Ligue islamique mondiale), lors de sa douzième session tenue à La Mecque en l’an 1410 H / 1990, ce qui suit :
Lorsque la grossesse a atteint cent vingt jours, il n’est pas permis d’y mettre fin, même si le diagnostic médical indique une malformation congénitale, sauf s’il est établi, par le rapport d’une commission médicale composée de médecins spécialisés dignes de confiance, que la poursuite de la grossesse constitue un danger certain pour la vie de la mère. Dans ce cas seulement, l’interruption de la grossesse est autorisée, que le fœtus soit malformé ou non, afin d’écarter le plus grand des deux préjudices. Fin de citation.
Par ailleurs, si le père nie la filiation de l’enfant tout en sachant pertinemment qu’il est bien son fils, il commet alors une injustice manifeste et un grave péché. Il est rapporté dans les Sunan d’Abû Dâwûd, d’après Abû Hurayra, qu’il a entendu le Prophète
dire :
« Tout homme qui renie son enfant alors qu’il le regarde, Allah, Exalté soit-Il, se voilera de lui et le déshonorera devant les premiers et les derniers. »
Il lui incombe donc de reconnaître cet enfant et d’en assurer la prise en charge, quelle que soit sa situation.
Parmi ce qui peut t’aider à patienter face à cette épreuve, il y a le fait de savoir que tout ce qui atteint le serviteur relève du décret d’Allah, décrété cinquante mille ans avant la création des cieux et de la terre ; nul ne peut repousser Son décret.
Sache également que les décrets d’Allah s’accomplissent selon Sa sagesse parfaite et Sa miséricorde infinie. Il est, Exalté soit-Il, plus miséricordieux envers nous que nos pères et nos mères, et Il connaît mieux nos intérêts que nous-mêmes.
Enfin, la patience face à l’épreuve et l’acceptation du décret divin font partie des causes les plus importantes de la sérénité et de la quiétude, et comptent parmi les actes d’adoration les plus éminents et les plus largement récompensés. Allah, Exalté soit-Il, dit :
« Les endurants seront pleinement rétribués sans compter » (Coran 39/10).
Et Allah sait mieux.
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