J’ai lu un jour une explication du hadith : « L’être humain n’a guère besoin de plus de quelques bouchées qui le maintiennent en vie. S’il veut absolument manger davantage, alors qu’il consacre un tiers de son estomac à sa nourriture, un tiers à sa boisson et un tiers à sa respiration. » Il y était indiqué qu’un tiers de l’estomac correspond au volume du creux de la main : une poignée de dattes, par exemple, représenterait donc ce tiers. Cette affirmation est-elle exacte ? Quelle est la bonne manière d’estimer ce tiers ?
Qu’Allah vous récompense.
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager Mohammed ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Ce hadith est authentique. Le Messager d’Allah (
) a dit : «L’être humain ne remplit pas de récipient pire que son estomac. L’être humain n’a guère besoin de plus de quelques bouchées qui le maintiennent en vie. S’il veut absolument manger davantage, alors qu’il consacre un tiers de son estomac à sa nourriture, un tiers à sa boisson et un tiers à sa respiration. » Rapporté par Ibn Hibbân dans son Sahîh et par Ibn Mâdjah dans ses Sunan, et jugé authentique par le cheikh al-Albânî.
Al-Munâwî explique dans Fayd al-Qadîr :
« Il consacre un tiers à sa nourriture, c’est-à-dire à ce qu’il mange, un tiers à sa boisson, c’est-à-dire à ce qu’il boit, et laisse un tiers à sa respiration. Cela signifie qu’il laisse vide le tiers de son ventre afin de pouvoir respirer et de conserver une certaine clarté intérieure et une certaine sensibilité du cœur. C’est la limite maximale préconisée en matière d’alimentation, et la plus bénéfique au corps et au cœur. En effet, lorsque le ventre est rempli de nourriture, il reste peu de place pour la boisson ; lorsqu’on y ajoute la boisson, la respiration s’en trouve gênée, ce qui expose à l’oppression et à la lourdeur. » Fin de citation.
Cette répartition en tiers constitue une estimation destinée à guider le comportement, et non une mesure précise, comme l’ont indiqué certains commentateurs, car les personnes diffèrent. Nous n’avons trouvé aucun texte établissant l’estimation que vous mentionnez. Toutefois, al-Nafrâwî écrit dans Al-Fawâkih al-Dawânî :
« On détermine ce tiers en se limitant au tiers de la quantité de nourriture qui procure habituellement la satiété. Selon un autre avis, on le détermine en se limitant à un demi-mudd. La première interprétation paraît plus juste, compte tenu des différences entre les personnes. Tout cela concerne celui que le fait de manger en deçà de la satiété n’affaiblit pas. Dans le cas contraire, il est préférable pour lui de consommer la quantité qui lui donne l’énergie nécessaire à l’adoration et préserve l’équilibre de son corps. » Fin de citation.
Et Allah sait mieux.
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