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  2. Controverse soulevée contre le statut de la femme en Islam

L’Islam considère-t-il la femme déficiente en matière de raison et de religion ?

L’Islam considère-t-il la femme déficiente en matière de raison et de religion ?

Le Prophète () a dit : « Je n'ai pas vu des êtres comme vous (les femmes) dont la raison et la religion sont déficientes, mais capable de troubler l'homme décidé.» (Boukhari et Mouslim).

 
Certains détracteurs, dans leur tentative malsaine de porter atteinte à l’image de l’islam, laissent entendre que ce hadith est une preuve de plus que la religion musulmane humilie la femme, porte atteinte à sa dignité, à son rang dans la société et ne lui reconnait aucune forme de raisonnement ni dans ses réflexions et  ni dans son comportement.
 
Or, ceci n'est absolument pas vrai et le hadith en question, comme nous allons le voir, prouve exactement le contraire de ce qu’ils essayent de nous faire avaler. Ce hadith décrit en réalité la nature de la femme, une nature dominée par les émotions. En aucun cas ceci ne constitue un défaut. Au contraire, c'est une qualité adaptée à sa vocation dans la vie. De par sa nature, la femme est une source inépuisable de tendresse et ce rôle est plus important pour sa famille en particulier et pour sa société en général que son rôle de source de réflexion raisonnée. En effet, c’est elle qui procure l’affection, c'est elle qui essuie les larmes et les remplace par le sourire, et c'est elle encore qui dissipe les peines que son mari et ses enfants ont endurées toute la journée. Ce rôle, elle l'assume non pas par la raison, mais par les sentiments. Ceci n'est pas une sous-estimation de la pensée et de l’intelligence de la femme, mais plutôt une mise en exergue de sa véritable nature.
 
La femme est un soutien pour l’homme en temps de crise :
Les hommes brillants sont les plus exposés aux crises dans leur marche vers l’apogée du succès. Mais ils se distinguent par leur aptitude à surmonter ces crises par la patience, l’espoir et un esprit judicieux. Ils sont conscients que ces crises ne peuvent pas les briser, elles constituent au contraire une expérience qui les consolide car comme dit le dicton « le coup qui ne tue pas rend plus fort.» Il ne fait aucun doute que la femme est l'un des plus importants facteurs qui aident l’homme à regagner son équilibre, puis à entreprendre les démarches qui lui permettent de surmonter sa crise et d'en sortir victorieux et plus fort encore.
 
Dans ce contexte, l’anecdote qui nous vient le plus à l'esprit et qui nous donne un parfait exemple de l’aptitude de la femme à participer activement à la résolution des  problèmes et des crises qui peuvent surgir au sein de son foyer, de son entourage ou de sa communauté. Cette anecdote à elle seule suffit à nous faire comprendre le vrai sens du Hadith en question et par la suite renvoie à la dérision les arguments avancés par les ennemis de l’Islam. Cette anecdote a eu lieu pendant la Trêve de Hodaybiyah, lorsque le Prophète () a fait face à une crise qui menaçait la Da’wah tout entière.
 
Après avoir conclu la Trêve de Hodaybiya, le Prophète () a ordonné aux Compagnons, qu’Allah soit satisfait d’eux, d'immoler les bêtes de sacrifice et de se désacraliser. Il leur a dit () : « Levez-vous, immolez vos bêtes et rasez vos cheveux.», mais à sa grande surprise aucun ne s’est levé : l’ardeur religieuse qui les animait et l'impossibilité pour eux de faire le tour de la Mosquée sacrée , en vertu de la trêve, avaient ranimé dans leur cœur une rébellion qui les empêchait de percevoir la sagesse cachée derrière la conclusion de cette Trêve et de comprendre qu’Allah, Exalté soit-Il, en avait fait un signe de la victoire de l’Islam et de très proche conquête de la Mecque.
 
Voilà pourquoi le Prophète () leur a ordonné d’immoler les bêtes de sacrifice et de quitter leur état d’Ihraam (sacralisation), mais personne n’a obtempéré et aucun d’eux ne s’est levé, bien que le Prophète () ait répété trois fois le même ordre.
 
Anxieux, le Prophète () est entré chez son épouse Oum Salamah, qu’Allah soit satisfait d’elle, qui lui a demandé : « Qu’as-tu, Ô Messager d’Allah ? ». Mais, il ne lui a pas répondu tout de suite. Elle a répété plusieurs fois sa question, jusqu’à ce que le Prophète () ait répondu :« Les Musulmans sont sur le point de tomber dans la perdition. Je leur ai donné un ordre et ils ne l’ont pas suivi.» « Ô Messager d’Allah », dit-elle, « Aimerais-tu qu’ils exécutent ton ordre ? Sors sans adresser la parole à personne, immole ta bête et appelle ton coiffeur pour qu’il te rase les cheveux. En agissant ainsi ils vont tous t’imiter». Le Prophète () est sorti et a mis à exécution le conseil de son épouse. Dès que les Musulmans l’ont vu faire, ils ont retrouvé la raison et ont pris conscience de la gravité de la désobéissance aux ordres du Prophète (). Ils se sont tous empressés d'immoler leurs bêtes et de se raser la tête les uns aux autres, au point qu’ils ont failli se couper les têtes avec les lames de rasoirs qu’ils utiliser à cette fin.
 
Contemplez donc, chers lecteurs et chères lectrices, comment Oum Salamah, qu’Allah soit satisfait d’elle, a exprimé son point de vue lors de cette situation délicate et comment elle a parfaitement soutenu son mari et l’a aidé à faire face à la crise à laquelle il était confronté.
 
Contemplez également comment le Prophète () s’est soumis à son point de vue, car il a compris que ce point de vue était judicieux et considéré. Par ce conseil, Oum Salamah a amené les gens à obtempérer à l’ordre du Prophète () et a sauvé toute la communauté musulmane d’une ruine avérée.
 
Ainsi voyons-nous que le Prophète () a approuvé la proposition de son épouse, relative à une affaire des plus difficiles et des plus délicates. Si la raison de cette femme avait été déficiente au sens qu’elle manquait d’intelligence ou d’assimilation, le Prophète () ne se serait jamais rallié à son avis.
 
En effet, la femme possède un esprit judicieux, mais ses émotions sont plus fortes que sa raison ; si tel n'avait pas été le cas, elle n'aurait jamais passé ces longues nuits à côté de son enfant malade, elle n’aurait jamais enduré les crises au côté de son mari et de ses enfants, et elle n'aurait guère supporté les difficultés et les peines relatives à l’éducation de ses petits.
 
Il est étonnant que la femme d’aujourd'hui néglige cette mission capitale et vitale. Elle laisse son foyer entre les mains des servantes, et le prive ainsi de sentiments chaleureux et de tendresse. C'est ce qui a engendré ce qu’on appelle « la génération des clés ». Savez-vous ce qu'est la génération des clés? C'est une génération où chaque membre de la famille possède une clé de la maison, de sorte qu’il puisse ouvrir et entrer quand il veut, sans que personne ne l’attende ou ne lui demande où il était et pourquoi il est rentré tard. Et ceci parce que la mère est soit absente, soit occupée.
L'un des poètes arabes dit en se plaignant de cette situation:
L'orphelin n'est pas seulement celui a perdu ses parents,
le vrai orphelin est celui qui a une mère qui ne s'occupe pas de lui et un père toujour absent.  
Cette génération souffre d'une multitude de problèmes psychologiques et de troubles psychiques et comportementaux. Adieu donc la santé mentale avec cette petite clé dans toutes les mains.

 

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